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Comment se débarrasser de l’esprit de sacrifice ?

Une partenaire martyre crée toujours des inégalités graves dans une relation. Aujourd’hui, les hommes ne veulent pas d’une relation qui ne s’établisse sur un pied d’égalité ; ils ne veulent pas de femmes qui se sacrifient. De telles femmes entretiennent chez leur compagnon un sentiment grandissant de culpabilité et de ressentiment. La femme martyre veut peut-être que l’homme se sente mieux et plus sûr de lui, mais elle aboutit précisément à une situation opposée. Les hommes qui ont pour partenaires des martyres se sentent seuls. Quand une femme n’a pas de considération pour elle-même, difficile à l’homme de lui en porter ! Mais si elle prend le risque de voir grandir l’estime qu’elle se porte et de se faire confiance, elle découvrira que les hommes réagissent alors de façon positive et aimante. Si vous vous identifiez à Jacqueline dans son comportement de martyre, il est vital pour vous de comprendre que vous vous engagez dans une voie qui ne vous rendra pas chère à un homme, mais bien au contraire fera naître chez lui de la rancœur. L’esprit de sacrifice et toutes les conduites qui font naître chez l’autre un sentiment de culpabilité ne peuvent provoquer que des conflits. Les femmes qui deviennent des martyres ont ceci de caractéristique : elles n’ont aucune compétence particulière ; elles ont peur de s’affirmer et d’exprimer leurs besoins et leurs envies légitimes face à leur partenaire. Au lieu de quoi, elles espèrent que leur souffrance engendrera de la pitié chez l’homme. Elles vont même jusqu’à imaginer que leur sacrifice leur vaudra de l’admiration, étant donné que, souvent, les gens admirent la femme martyre qui, avec un dévouement extrême, a tout fait pour l’harmonie de son foyer. Comme dans le cas des femmes qui donnent trop, briser ce schéma suppose, petit à petit, de donner moins et parallèlement de commencer à attendre davantage de l’autre. Regardez si son amour grandit au fur et à mesure que vous commencez à agir d’une façon qui appelle le respect. Au départ, donner moins éveillera chez vous une certaine angoisse ; vous pouvez même aller jusqu’à avoir peur qu’il ne vous quitte. L’angoisse que vous éprouverez est une émotion que vous avez fuie pendant de nombreuses années en choisissant d’être une martyre. Souvenez-vous de ceci : alors même que vous avez construit ces schémas de conduite pour pallier l’absence d’amour que vous avez connue dans votre enfance, vous n’avez pas à laisser votre passé vous dominer. Vous n’avez pas à être ce qu’en secret si souvent la martyre pense être : une victime.

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L’ANGE GARDIEN

Les femmes qui choisissent d’être 1’ « ange gardien » d’un homme ont un certain nombre de points communs. La plupart souffrent d’une inquiétude latente concernant leur valeur propre et se sentent nettement plus à l’aise dans le rôle de celle qui donne plutôt que de celle qui reçoit. Ces femmes craignent qu’en espérant être payées de leur amour elles n’entendent ce qu’elles redoutent : « Tu ne mérites pas mon amour puisque le tien n’est pas gratuit. » Hélène, trente-cinq ans, secrétaire d’un avocat, devint 1’ « ange gardien » de Bertrand. Lorsqu’ils se rencontrèrent pour la première fois, Bertrand, trente-trois ans, professeur de traitement de texte à mi-temps dans des sociétés, suivait sa première année d’université. Il paraissait correspondre à tout ce qu’elle recherchait et surtout il semblait aussi l’aimer vraiment. Leurs tout premiers mois ensemble furent véritablement merveilleux et conduisirent Hélène à demander à Bertrand de s’installer chez elle. Leurs horaires ne leur laissaient pas beaucoup de temps libre, aussi les heures passées ensemble en devenaient d’autant plus précieuses. Pour jouir de quelques heures de plus avec lui, Hélène commença par proposer à Bertrand de lui taper un ou deux travaux universitaires. Elle le fit avec joie, contente que cela leur donne la possibilité de passer davantage de soirées ensemble. Hélène avait toujours eu beaucoup de facilité à écrire. Peu après, elle ne se contenta plus de taper les travaux de Bertrand, mais les rédigea. Le travail universitaire de Bertrand était lourd. Il trouva de plus en plus agréable de passer fréquemment des soirées dehors avec ses amis en laissant Hélène se débattre avec la rédaction d’un de ses articles. Hélène en éprouvait parfois un peu de ressentiment, mais excusait le manque d’autodiscipline de Bertrand : c’était provisoire, dû simplement à son besoin de faire une coupure après la pression constante que faisait peser sur lui l’université. Bertrand aimait parler avec Hélène, car c’était une auditrice chaleureuse et réceptive. Non seulement elle le comprenait et adhérait à ses propos, mais elle avait également sur lui un effet apaisant et très rassurant. Bertrand parlait sans fin des stress qu’il subissait, et Hélène était toujours disposée à se charger d’une nouvelle tâche ou d’une course pour l’en décharger. Hélène aimait Bertrand et se réjouissait de sa dépendance croissante à son égard. Le sentiment d’intimité et d’amour d’Hélène était renforcé par la part active et importante qu’elle avait dans tous les domaines de la vie de Bertrand. Sans le savoir, elle avait lentement et sûrement construit un schéma de relation avec lui qui, malheureusement, encourageait Bertrand à profiter de plus en plus d’elle et empêchait qu’il ne s’attache passionnément à elle. Le fait qu’elle fût toujours prête à faire quelque chose pour lui, à pallier ses manques et ses déficiences, eut sur Bertrand l’effet qu’on pouvait en attendre. Enfant unique, il était habitué à ce que sa mère, trop indulgente et disposée à se sacrifier, fasse tout pour lui. Passer de sa mère à Hélène fut pour lui chose facile. Sans s’en rendre compte, Hélène était devenue une sorte de substitut maternel : celle qui donnait sans poser de questions et attendait très peu en retour. 

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